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Régine Dumas, la mémoire vivante du village

Posté par kpopou Le 28 février 2009

La mémoire vivante du village, c’est souvent ainsi que les Teyrannais surnomment Régine Dumas.

Cette dernière n’en demande pas tant, mais il est vrai que sa passion pour le passé du village ne date pas d’hier. Originaire de deux vieilles familles teyrannaises, les Brissac et Dumas, Régine a toujours habité en plein coeur du village, dans la même maison dont la plus ancienne trace remonte à 1744. C’est là que, enfant, elle découvre dans un coffre oublié au fond de la cave, de nombreux documents qui la fascinent, remontant jusqu’au XVIIe siècle.

La Teyrannaise est incollable sur la grande et surtout les petites histoires de la commune

La Teyrannaise est incollable sur la grande et surtout les petites histoires de la commune

Jeune, elle se passionne pour le latin et le grec. Son envie de remonter le temps et de voyagerest avérée. En parallèle, elle fait un peu de généalogie, prend plaisir à flâner dans tous les coin du village et ses environs, note des petits détails, des anecdotes.

Tout en aidant son père et son frère à travailler au coeur des vignes, son esprit vagabonde dans l’histoire. Durant quatre ans, elle enseigne le français, le grac et le latin auprès de lycéens. Sollicitée de temps à autre par des partculiers, des étudiants et l’école du village, elle fait des recherches complémentaires au coeur de sa mémoire et de ses documents. « J’ai un regret, commente-t-elle : n’avoir pas vu certains mémoires réalisés par les étudiants. » En 1994, elle réalise une plaquette d’une quarantaine de pages, intitulée Espinchada, qui explique les origines et la signification des ruisseaux, lieudits et chemins du village.

A l’occasion des 20 ans de l’association Teyran Nature et Village et aussi de la réalisation par la médiathèque d’un CD « Un village, des Visages », elle a apporté sa contribution. Sans oublier chaque fin du mois d’août, lors de la Trans-teyrannaise, où emme guide son auditoire au coeur d’un passé riche en détails et anecdotes. « Je ne suis ni historienne, ni ingénieur, ni conférencière, simplementune Teyrannaise qui aime son village avec ses défauls et ses qualités« , précise Régine. Par respect de la vie privée des familles locales, elle ne cite que les prénoms des personnages qu’elle évoque.

Régine Dumas passe chaque semaine beaucoup de temps aux archives départementales, situées à Castelnau-le-Lez, et se rend aussi à Nîme. Ses recherches et son attrait pour le passé s’arrêtent avant la Seconde guerre mondial. Sollicitée pour coucher sur le papier cette fascinant mémoire, elle ne se sent pas encore prête.

« Il reste encore tellement à découvrir! Et comme on dit : on ne vit bien le présent que si on connaît bien le passé. »

Article tiré du MidiLibre du 16 Septembre 2006

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